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Les entreprises de la filière bois


Entreprise de reboisement Jean-Charles KOEHREN (Bans)
Créée en 1982, cette entreprise de reboisement compte aujourd’hui trois employés pour mieux répondre aux demandes de sociétés particulières privées et de quelques gros propriétaires forestiers dans l’Est de la France, mais surtout dans la forêt de Viellard-Migeon entre Mont-sous-Vaudrey et Villers-Robert. Le travail consiste d’abord à préparer le sol pour la plantation. Si celle-ci est manuelle, l’entretien et le dégagement se font principalement avec tracteur et gyrobroyeur, mais aussi manuellement avec débroussailleuse.

Travaux forestiers Thierry LENZI (La Vieille-Loye)
Cette entreprise de travaux forestiers est créée en 1987 pour tous travaux sylvicoles manuels ainsi que pour le débardage de stères ou petites grumes. Avec tracteur, remorque forestière à grue, treuil, fendeuse, débroussailleuse et tronçonneuse, Thierry Lenzi répond aux appels de l’ONF, des privés, des feuillagistes et autres exploitants forestiers. Il est adhérent au G.I.E. (Groupement d’Intérêt Economique) « Travaux Forestiers Comtois », créé le 1er juillet 2005 et regroupant 14 entreprises franc-comtoises (bûcherons manuels et mécanisés, débardeurs, sylviculteurs). Le but est de pouvoir répondre à des appels d’offre conséquents ou éloignés comme le futur chantier du tracé du TGV Rhin-Rhône avec des lots de 5 à 7 000 m3. Thierry Lenzi est le seul du Jura, les autres sont de Haute-Saône et principalement du Doubs.

Travaux forestiers Thierry GUYOTTE (Montbarrey)
Fils d’exploitant forestier et frère d’un scieur, Thierry Guyotte perpétue la tradition familiale en créant son entreprise forestière en 1988. Avec tracteur, broyeur et grue, son travail d’exploitant se situe dans l’abattage, le débardage et le façonnage avec éventuellement des travaux d’entretien.

Travaux forestiers Alain GRIS (Montbarrey)
Alain Gris a travaillé dans l’entreprise familiale agricole jusqu’à la retraite de son père en 1993. A cette date il s’associe avec son fils Hervé en prenant l’exploitation forestière en complément de l’agricole. En 2003, il laisse l’exploitation agricole à son fils et prend à plein temps l’entreprise de travaux forestiers. Il a formé quelques stagiaires et apprentis. Il travaille seul à l’abattage et au débardage des grumes et des stères de bois de chauffage en attendant la retraite avec impatience, vu son travail épuisant.

Exploitation forestière Sylvain OUTREY (BELMONT)
Agriculteur polyvalent avec son père pendant dix ans, Sylvain Outrey abandonne l’élevage en 1999 pour se consacrer à mi-temps comme céréalier et l’autre mi-temps à la forêt de Chaux. Ces deux activités se compètent parfaitement puisque le travail en forêt a lieu principalement du 15 novembre au 15 mars. Après un stage à Château-Farine en techniques d’abattage, Sylvain est à la disposition des communes et des négociants pour l’abattage et le débardage, voire le façonnage. N’allez pas croire que l’abattage soit le massacre de nos forêts. En France, elles sont gérées depuis des siècles, principalement par l’ONF. Tout le monde doit s’y soumettre.

Exploitation forestière Gilbert JACSON (La Vieille Loye)
Gilbert Jacson mène cette entreprise d’exploitation (et non de travaux forestiers) depuis 2001. Son travail consiste à l’abattage et au façonnage, soit de stères de bois, soit de trituration (pour la pâte à papier). Avec tracteur, remorque, fendeuse et tronçonneuse, il répond aux demandes des particuliers et des entreprises à l’entour de la forêt de Chaux. Un des problèmes est la faiblesse du prix de vente des bois par rapport à celui des charges.

Exploitation forestière de CHAMBLAY
Son activité essentielle réside dans l’abattage et le débardage, principalement en forêt de Chaux, celle de Mouchard et sur le premier plateau. Elle exploite pour elle-même, pour des scieries et pour quelques particuliers, traitant surtout le bois d’œuvre (hêtre, chêne et aussi un peu de résineux).

Entreprise de débardage Frédéric PULGET (Montbarrey)
Cette entreprise de débardage s’est créée en 1999. Sans employé, Frédéric Pulget réalise son travail grâce à un tracteur forestier munie d’une grue et d’une remorque. Il alimente ainsi les scieries locales et les marchands de bois à Cramans, Falletans, Eclans ou Arc-et-Senans.

Exploitant forestier Joël BONNOT (Pagnoz)
L’exploitant est un commerçant. Joël Bonnot achète sur pied des bois de toutes essences, notamment en Côte d’Or et Haute-Marne. Avec deux salariés bûcherons, il en assure le transport, les fait scier à façon, c’est à dire à la demande et les revend à une soixantaine de clients réguliers (charpentiers, menuisiers et particuliers). Il a un projet de réalisation de maisons en bois.

Marchand de bois Eurl MARBOIS (Port-Lesney)
Cette EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) installée en 1998 commercialise tous les bois, dont les 2/3 proviennent de l’étranger, notamment Afrique et Amérique. L’importation passe part les ports de La Rochelle, Nantes et Sète. Les achats en France concernent surtout des bois domaniaux et s’effectuent auprès de l’ONF, des communes et des scieries. Les clients sont principalement les charpentiers et les menuisiers de la région. L’avantage de Marbois est de pouvoir fournir n’importe quelle essence. Le gérant, Mr Maréchal, travaille seul en ne réalisant aucune transformation sur les bois qu’il livre lui-même après un stockage de 4 mois en moyenne.

LA SOCIETE JURASSIENNE DES BOIS SECS (Mouchard)
La société créée en 1973 et à l’effectif de 4 personnes, pratique principalement le séchage, le traitement et secondairement la menuiserie. Entre 20 000 et 30 000 mètres cubes de toutes espèces sont traités chaque année à l’aide de 11 séchoirs, une étuve et une chaudière alimentée exclusivement par une vingtaine de tonnes d’écorces. La clientèle est celle des utilisateurs du bois (charpentiers, scieries, menuisiers). L’entreprise comptant une centaine de clients est à la fois locale, régionale et européenne (Belgique, Pays-Bas, Angleterre, Allemagne, Suisse).

Scierie BROCHET (Chamblay)
Comme exploitant forestier, cette scierie réalise 90% de ses achats de bois sur pied et 10% de bois abattu, dans un rayon de 100 km. Comme beaucoup d’autres en Franche-Comté, l’exploitation est certifiée P.E.F.C. (Plan Européen Forêt Certifié), plan qui garantit que les bois sont issus de forêts gérées durablement, gage de pérennité et de qualité. En scierie, les bois sont triés par qualité, puis écorcés, transférés sur un chariot à grumes et positionnés à l’aide d’un laser pour être sciés et triés. Les déchets font également l’objet d’une sélection et seront utilisés pour la confection de panneaux ou le chauffage. Les bois retenus selon leur qualité sont destinés à une soixantaine de clients réguliers : tonnellerie, ébénisterie, menuiserie, parqueterie, fabrication de portes, meubles, cuisines, escaliers, charpentes ou traverses. Le tiers est exporté. L’effectif est de 7 personnes.

Scierie de charpentes Pascal ECARNOT (La Loye)
Depuis l’âge de 16 ans et pendant 20 ans, Pascal a travaillé dans le bûcheronnage et le débardage particulièrement en forêt de Chaux. Depuis l’an 2000, il s’est installé à son compte à La Loye comme scieur de charpente. Il s’agit même d’une scie mobile, montée sur remorque et capable de se transporter sur place (sous condition d’un volume d’au moins 5 m3). Il répond à la demande des particuliers dans un rayon proche de Dole.

Sarl LES CHARPENTIERS REUNIS (Port-Lesney)
L’activité des six charpentiers actuels se répartit entre la rénovation (à 80%) et le neuf. La grande spécialité de l’entreprise est la rénovation des fermes tout autour de Port-Lesney : découvrir le toit, enlever les lattes, renforcer ou changer les pannes, rechevronner... Les matériaux sont principalement les bois massifs en provenance du Haut-Doubs, les résineux étant préférés aux chênes parce que plus légers, plus résistants et moins onéreux. L’entreprise fondée en 1976 s’occupe aussi un peu de menuiserie (fenêtres, volets, parquets).

Scierie-Marquetterie Sarl GAUTHIER (Mont-sous-Vaudrey)
C’est en 1964 que Roger Gauthier montait une entreprise d’exploitation forestière : abattage, débardage, transport. En 1976, il s’orientait vers la scierie et démarrait avec cinq employés. En 2000, c’est son fils Alain qui reprend l’entreprise avec dix employés. Depuis deux ans, ils complètent leur activité par l’industrie de l’ameublement et la fabrication de carreaux de parquet qu’ils commercialisent notamment en Espagne et aux Etats-Unis. Ces carreaux sont en aulne, frêne ou charme (uniquement charme pour les E.U.) Cette entreprise qui rayonne, craint cependant la concurrence des pays de l’Est.


Menuiserie Robert FRANCIOLI (Germigney)
Apprenti dès l’âge de 15 ans à Dole, Robert Francioli s’installe à son compte 13 ans plus tard, en 1978, à Germigney. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas le travail industriel, mais le plaisir de l’agencement et le contact avec les clients. Charpentier, menuisier, ébéniste assemblent tous les trois le bois. Mais étymologiquement le menuisier est l’artisan qui coupe et travaille le bois menu, à la différence du charpentier. Menuisier et ébéniste (étymologiquement : celui qui travaille l’ébène) sont tous deux menuisiers (étymologiquement). Mais l’un est menuisier d’assemblage et l’autre de placage ou de marqueterie. Robert aime aussi jouer avec la couleur des essences de bois et sauvegarder les gestes de ces vieux métiers ainsi que les outils et objets anciens comme la gaffe du dernier passeur sur le Doubs à Falletans et des jougs de bœufs. Cela s’appelle le patrimoine. Il n’est alors pas étonnant que ce soit lui qui ait recréé en 1994 la Confrérie Saint Nicolas des radeliers de la Loue, après 10 ans de recherche. D’autres moments de bonheur : fêter la Ste Anne le 26 juillet avec des amis. La mère de Marie est en effet la patronne des menuisiers pour avoir confectionné un coffret ayant gardé le linceul du Christ.


Menuiserie Sarl MALENFER (Villers-Farlay)
C’est en 1983 que Maxime Malenfer s’installe à son compte. L’année suivante, il forme avec son frère Philippe une SNC (Sté en nom collectif), qui se transforme en 1990 en SARL. Actuellement l’activité est, dans les grandes lignes, la menuiserie bois, les plafonds suspendus et les cloisons modulaires.
L’effectif est aujourd’hui de 15 salariés (l’un d’entre eux a 20 ans d’ancienneté dans la maison) dont un apprenti. L’équipement est bien adapté à la demande et comporte le matériel habituel à toute menuiserie plus de grosses machines, comme un centre d’usinage pour portes, un autre pour fenêtres, une défonceuse stationnaire pour escaliers, une toupie programmable, une scie à panneaux, une raboteuse 4 faces.
La clientèle est composée de 40 % d’industriels, 40 % de collectivités locales et 20 % de particuliers. Le rayon d’action est régional : Besançon, Dijon, Moirans-en-Montagne, quelques chantiers en Savoie pour les fromageries (planches à fromages en épicéa du Jura).
Les problèmes rencontrés se situent dans la difficulté à trouver du personnel qualifié. Une solution a été trouvée pour les quatre jeunes embauchés l’an dernier : titulaires d’un CAP de menuisier, ils ont suivi une formation complémentaire chez les Compagnons à Mouchard.


Menuiserie Sarl TECHNICITES (Mouchard)
Créée en 1997, cette société se définit comme « menuisiers de l’environnement », ou encore « menuiserie pour espace touristique ». Elle propose 400 références concernant : aires de pique-nique, balisage de sentiers, barrières, signalétique, passerelles, pontons, belvédères, aménagements de sites touristiques et sportifs. Elle utilise des résineux (surtout l’épicéa), certains métaux et matériaux composites. Après séchage et rabotage, les bois subissent les opérations de profilage et d’assemblage. Ils sont vendus « Prêts à monter » ou installés sur le terrain avec éventuellement d’autres travaux comme l’aménagement des abords, ou création de sentiers. La clientèle se compose à 80% de collectivités, mais aussi des maisons de retraites, d’entreprises du secteur public notamment l’Armée. L’entreprise à l’effectif de 6 personnes, est la seule à proposer l’ensemble de ces prestations au plan national.

Menuiserie-Ebénisterie Sarl SINTOT (Santans – Arbois)
Créée en 1906, cette maison centenaire est gérée par une famille qui depuis ses débuts pratique de père en fils l’ébénisterie et la rénovation de meubles anciens. C’est le type même de l’entreprise familiale à l’accueil des plus avenants. L’atelier d’ébénisterie est à Santans pendant que le magasin d’antiquités (achat – vente) se trouve à Arbois, ouvert sept jours sur sept l’après midi. Avec quatre employés, la maison assure la réparation de meubles anciens et de style pour une clientèle des plus diversifiée et même étrangère.

Menuiserie-Ebenisterie Sarl BEAUBOIS (Mont-sous-Vaudrey)
Lancée en 1992, cette menuiserie travaille, avec deux employés et des apprentis, non seulement le bois mais aussi l’aluminium et le PVC, pour réaliser auvents, escaliers, double-vitrages, agencements divers, ainsi que la restauration. Tout cela dans un rayon de 60 km à la ronde, tant pour les particuliers que les marchés publics. Le gérant s’appelle Denis GUERRIN.
Site Internet : www.beaubois.fr

Menuiserie Bois/pvc Ebénisterie Dominique COUR (Santans)
Ancien employé à Sani-Jura à Salins, Dominique Cour lance en 1994 sa propre affaire de menuiserie en bâtiment et ébénisterie en agencement de cuisines incorporées. Tout en ayant des projets de développement, il travaille seul dans un rayon de 30 km pour le compte d’une clientèle de particuliers et des communes.


Menuiserie-ébénisterie Denis SERRAO (Villers-Farlay)
Après une formation de menuisier-ébéniste, puis de marquetteur et sculpteur, Denis SERRAO, 32 ans et résidant à Mont-sous-Vaudrey, s’est installé à Villers-Farlay en 2001. Sa clientèle est à 95 % constituée de particuliers. Petit à petit la demande en menuiserie augmente. Le bois le plus demandé reste le chêne. Il n’a jamais manqué de travail et, bon an mal an, a trois à cinq mois de travail d’avance. Il constate que les travaux demandés sont de plus en plus intéressants.

Ebéniste Olivier THOURET (Belmont)
Après une formation d’ébéniste et de marqueteur à Moirans et à Luxeuil, muni du brevet des métiers d’art en ébénisterie, Oliver THOURET s’est installé à Belmont en l’an 2000. Il s’est spécialisé dans le meuble, fabrication et restauration. Il s’intéresse aussi bien au traditionnel comme les armoires comtoises ou les commodes Louis XV qu’au contemporain comme les cuisines, salles de bain ou bibliothèques. Son but premier est la qualité, le bouche à oreille étant la meilleure des publicités. Il n’hésite pas à inviter ses clients à suivre chez lui l’évolution des travaux en cours. Il a reçu le prix de la décoration au salon de l’habitat de Dole en 2004 et double actuellement la surface de son atelier.


Boissellerie-Tabletterie Dominique BONAITI (Pagnoz)
Dominique BONAITI s’est spécialisée dès 1989 dans les boites et petits articles (jeux, articles de bureau, blocs-notes, cartes postales, verse-bouteille) en bois.
Le fleuron demeure le cheval de bois, demandant une cascade d’opérations et une finition minutieuse (en hêtre, bois dur, pour la sécurité des enfants). Les centres de vente sont situés à Pagnoz, Arlay, Moirans, Les Rousses, ainsi qu’une vingtaine de magasins et boutiques. Les meilleures ventes se situent en été et à Noël.

Tabletterie CONCEPT BOIS (Cramans)
Créée en 1994 par Dominique JACQUEMIN, cette entreprise de 8 personnes fabrique des emballages et des coffrets « haut de gamme », souvent destinés à des grandes marques, principalement dans trois secteurs : horlogerie, vins & spiritueux, parfumerie cosmétique. 70% de la production est exportée en Suisse. Les pièces sont exécutées minutieusement à la demande du client, avec une très grande souplesse dans la conception. Les séries peuvent varier de 10 à 2000 et les délais se situent entre 3 et 5 semaines. La concurrence est surtout asiatique ou provient des produits de synthèse comme le plastique.

Jérôme Maréchal (Cramans)
Menuiserie - charpente installé en 2008.

Tourneur, sculpteur, restaurateur de meubles Christian NICOD (Port-Lesney)
Avec le BEP d’ébénisterie passé à l’école de Champagnole, Christian Nicod finit par se lancer dans l’artisanat en 1988. Il axe principalement son activité sur la restauration de meubles. Après avoir beaucoup travaillé avec des antiquaires, il dispose désormais d’une clientèle locale et régionale. Pour ce travail purement manuel, avec le ciseau comme outil de base, il ne faut pas compter le temps qui n’est que partiellement répercuté dans le prix. Sa devise : « De mes mains renaît l’ancien » correspond bien à l’atmosphère qui règne dans l’atelier où l’on ressent fortement l’amour pour la belle ouvrage.

Fabrication de palettes Sarl JACQUOT-BAUDIER (Cramans)
Cette société issue d’une lignée familiale consacrée au bois depuis quatre générations, s’est constituées en SARL en 1964. Les deux responsables Serge et Bertrand dirigent un effectif de 30 employés. L’entreprise dispose de deux unités : scierie et paletterie. La première approvisionne la seconde. Reste que la moitié des besoins est satisfaite par des achats de planches à des scieries de la région ou d’ailleurs, voire étrangère (Allemagne, Belgique). L’approvisionnement s’avérant de plus en plus difficile, une hausse des prix s’en suit. La PALETTE COMTOISE fabrique tous les standards de palettes existants, soit 60 modèles et des emballages en bois. La fabrication est très mécanisée, parfois même avec des machines sophistiquées comme certaines cloueuses, mais toujours sous contrôle humain pour la qualité. La production tourne autour de 3000 palettes par jour, soit l’équivalent de 3 semi-remorques et exige 12 tonnes de clous par mois. Bien équipée, La Palette Comtoise est en bonne position pour satisfaire le marché régional dans un rayon de 100 km. C’est l’industrie chimique, l’automobile, le bâtiment, les tuileries, les cimenteries et l’agro-alimentaire qui forment les principaux clients, livrés sur place par trois camions. La palette en bois est peu contestée par les produits de substitution comme le plastique. Mais certains donneurs d’ordres recourent systématiquement à des enchères sur Internet pour aviver la concurrence et abaisser les prix.

Découpe HEXAFORMES (Mouchard)
La spécialité de cette entreprise de 6 personnes, installée à Mouchard depuis 1986, consiste à fabriquer des outillages pour découper les emballages. Elle intéresse particulièrement les imprimeurs, cartonniers, sérigraphes et tous ceux qui ont besoin d’une découpe ou d’une gravure au laser comme dans la signalétique (plaques diverses, parcours de santé…). Le cycle de fabrication avoisine les 48 heures dans 80% des cas. L’entreprise rayonne principalement dans l’Est de la France (Franche-Comté, Alsace). La concurrence pas trop sévère pour l’heure, provient surtout d’Italie.


Sarl Construction Bois ALD (Port-Lesney)
Venant de Lemuy, cette société s’installe à Port-Lesney en 2002. Elle garde à 40% sa vocation d’origine : la charpente traditionnelle en résineux, moins chère que le chêne et se prêtant mieux aux techniques de lamellé-collé et du contrecollé. La plus grande partie de la matière vient d’Autriche et d’Allemagne. L’activité principale est consacrée à la construction de maisons à ossature bois qui connaît l’engouement. Par rapport à la construction traditionnelle, la maison-bois dispose d’atouts indéniables. Pour un prix équivalent, elle se révèle plus performante au niveau de l’isolation et d’une très grande souplesse en construction. Le gros œuvre se gère facilement et une bonne synchronisation entre la plate-forme maçonnique et la fabrication en atelier réduit très sensiblement le délai, pouvant réaliser le « Hors d’eau - Hors d’air » en à peine 4 mois. D’un effectif de 8 salariés en 2002, le nombre a doublé en trois ans.

LES CHALETS CHAUVIN (Bans)
D’abord scierie à Mignovillard il y a 80 ans, cette entreprise installée à Bans depuis 1974 est spécialisée dans la construction de chalets en bois massif, adaptés à toutes les régions françaises grâce à la collaboration d’architectes novateurs. Elle s’attache à réaliser ses projets dans le respect de l’environnement (matériaux de construction renouvelables) et la rigueur professionnelle. Deux formules possibles : le sur-mesure et le standard avec 60 modèles au choix. Les techniques de fabrication sont aujourd’hui par logiciel et commande numérique. D’un entretien aisé, la longévité d’un chalet se chiffre en siècles. Les frères Frank et Laurent sont à la tête de cette entreprise familiale qui compte une vingtaine d’employés.

JURA-PLACAGES (Souvans)
Cette entreprise est née de la rencontre de deux pionniers : Alfred Cour qui en 1928 créé à Souvans une entreprise de scieurs de grumes et Karl Danzer qui en 1932 crée à Paris une société de courtier en bois de placages. Dans les années 1960, l’apparition de l’aggloméré permet le développement industriel du bois tranché. Noter qu’on préfère le terme « tranché » à celui de « plaqué » pour souligner qu’il s’agit à 100% de bois, alors qu’une certaine concurrence utilise papier ou mélaminé « imitation bois ». En 1997, Jura-placages entre dans le groupe allemand Danzer comme l’une de ses douze usines. Fort de ses 120 employés et traitant 20 000m3 (soit 800 camions) par an, Jura-placages se spécialise surtout dans le bois de chêne et s’est hissé au rang international.
Le bois tranché offre un triple avantage par rapport au bois massif. D’abord économique en permettant l’utilisation des chutes tout en assurant la solidité, car le bois ne travaille plus. Ensuite esthétique, car il provient du meilleur de l’arbre et des plus beaux troncs. Et enfin écologique par l’utilisation rationnelle des ressources renouvelables : 1m3 donne 800m² de placage avec des feuilles épaisses de 0,55 mm. Jura-Placages est l’une des rares entreprises françaises de sa spécialité ayant pu se maintenir et se développer au fil des générations. Elle est l’exemple de la réussite guidée par la clairvoyance, la passion et le travail des hommes, alliés judicieusement à la puissance des machines régulièrement renouvelées.

Sculpture artistique Pio PASCALO (Mouchard)
Sculpteur depuis 1956, Pio Pascalo exerce son art d’abord à Arbois et Vaudrey, avant de venir s’installer en 1990 à Mouchard. On le retrouve très vite dans de nombreuses animations, des fêtes, des foires et des émissions télévisées. Ce « doyen de la tronçonneuse » demeure inimitable au niveau de la création où son originalité fait merveille. Démontrant qu’il peut pratiquement tout faire, il sait apporter à ses œuvres le détail qui fait vivre la sculpture. Il travaille principalement le séquoia, le cèdre du Liban et le pin des Hautes-Alpes. Son palmarès doit s’établir aux environs de 7000 pièces pour 5000 mètres cubes. Sa plus grande réalisation se trouve à Saint-Pons-de-Thomières dans l’Hérault, avec une Genèse du Monde haute de 17,80 mètres et pesant 15 tonnes. Sa devise : « N’abîmez pas vos arbres. Donnez leur une autre vie ».



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