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| HISTORIQUE DE MONT-SOUS-VAUDREY |
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Mont-sous-Vaudrey, petite localité du Jura, est située à la limite de la Plaine du Val d'Amour et à égale distance des villes de DOLE-ARBOIS-POLIGNY et MOUCHARD.
Le village existe depuis l'an 900 ou 1000. Il fut d'abord un hameau de VAUDREY,formé par quelques familles de ce lieu que le seigneur avait logées à la lisière de la forêt, situé à proximité d'un carrefour de routes fréquentées par de nombreuses voitures,
Mont-sous-Vaudrey s'accrut promptement d'auberges et de boutiques. On exportait le bois, les fromages et les salaisons des Monts Jura, vers DIJON et PARIS, et ramenait au retour dans la montagne divers produits d'autres provinces. Quelques bourgeois des villes voisines se créèrent une maison champêtre.
La seigneurie de Mont-sous-Vaudrey était divisée en trois parts au milieu du XIVe siècle. La famille de Byans a régné sur Mont-sous-Vaudrey jusqu'en 1572. La moitié de la seigneurie avait été confisquée en 1549. Charles Quint la rendit à un cousin de Guyot de Vaudrey. Celui-ci la léguera à son parent Guillaume de Montront qui la transmit à son fils Antoine, lequel y fit, croit-on, bâtir ou restaurer au début du XVIIe siècle, la demeure appelée Château-Gaillard. Mayeur d’ARBOIS en 1595, celui-ci fut emmené à LYON comme ôtage par Henri IV. N'ayant pas d'enfant, Adrien de Montront, fils d'Antoine, légua après 1666, tous ses biens à sa femme Louise de Lezay qui donna la seigneurie de Mont-sous-Vaudrey à son neveu François-Gabriel de Lezay et celui-ci la vendit en décembre 1736 à Etienne Domet, de LONS LE SAUNIER, avocat général à la chambre des comptes de DOLE. Ainsi la famille Domet, de LONS LE SAUNIER dont une branche s'était établie à ARBOIS au début du XVIIe siècle, se trouva posséder les trois-quarts de la seigneurie de Mont-sous-Vaudrey. Cette famille produisit dans ce siècle-là plusieurs hommes de mérite qui furent tous seigneurs de ce lieu. Le château Gaillard étant devenu trop étroit pour ses nombreux membres, la famille Domet fit construire à quelques centaines de mètres du château une seconde demeure, élégante et agrémentée d'un parc, laquelle reçut le nom de Grangerie. En 1773, les paysans pillèrent la plupart des châteaux de la région détruisant les archives seigneuriales.
Comme deux des fils Domet avaient émigré en 1791, les biens de cette famille furent confisqués et vendus au profit de l'état en 1794. Mais elle parvint à conserver ou à racheter le château-Gaillard avec ses dépendances consistant en un parc, un jardin et un petit moulin ainsi que des prés dont plusieurs avoisinaient celui-ci.
Etienne-François Domet habite le château jusqu'en 1820, date à laquelle sa fille unique le vendit au Vicomte de Chavannes. Il devint maire de la commune et le céda peu de temps après la guerre de 1870-1871 à Jules Grévy, à l'époque président de la chambre des députés.
Son grand-père Nicolas avait acheté le château de la Grangerie en 1794, confisqué sur les Domet.
Trouvant le château-Gaillard agréable, Jules Grévy le fit transformer en une demeure luxueuse dont le terrain fut augmenté de façon à toucher partout la rivière s’appelant La Cuisance, ainsi un étang se trouve dans la propriété.
De 1879 à 1887, le coeur de la France battait un peu à Mont-sous-Vaudrey au château-Gaillard, trianon de Monsieur Grévy, président de la République. Au lieu de passer ses vacances à VERSAILLES, FONTAINEBLEAU ou RAMBOUILLET, le plus illustre des hommes politiques préféra Mont-sous-Vaudrey, alors chaque été le château prenait des airs de Trianon.
Le château-Gaillard appelé maintenant château-Grévy resta la propriété de la famille Wilson jusqu'en 1970. Il a été loué pendant une dizaine d'années avant sa vente à une association de colonies de vacances d'une société de la région parisienne.
En juin 1970, il était acheté avec une dizaine d'hectares de parc par l'union départementale des sapeurs pompiers du Jura, la famille Wilson conservant une trentaine
d'hectares.
Le barrage sur La Cuisance faisait pénétrer de l'eau dans des vannes. Ces dernières entraînaient l'eau dans un moulin. Il alimentait le château en électricité et remontait également de l'eau dans une grosse citerne, recouverte aujourd'hui par du lierre. Un puits placé devant le château pompait aussi de l'eau, mais maintenant ce puits est bouché par de la terre. Pour réextraire de l'eau il faudrait creuser plus profond. Le puits est classé "Monument Historique". Il comporte les initiales de Jules Grévy.
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